LES ÉTUDIANTS AFRICAINS FACE À LA COVID EN FRANCE

En France, les étudiants sont touchés par les conséquences de la crise du Covid-19. Pour les étudiants africains, venus poursuivre leur cursus, aux difficultés financières s’ajoutent les contraintes administratives, qui les contraignent parfois à se réorienter ou à abandonner leurs études.

Les étudiants étrangers peuvent postuler à une aide d’urgence d’un maximum de 500 euros versée par le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous).

Khadim Dieye, président de l’Association des étudiants sénégalais en France (AESF), admet que pour certains étudiants étrangers, « la situation sanitaire a viré au cauchemar ». La Covid-19 a créé des nœuds administratifs. Certains étudiants sénégalais n’ont pas pu s’inscrire dans les temps dans les universités françaises.

« Pour ces étudiants sans université, il sera impossible de bénéficier de la sécurité sociale, et très compliqué de faire renouveler leur visa. Ils espèrent désormais raccrocher le wagon en intégrant une formation décalée à tout prix », a expliqué Khadim Diey.

Pour les étudiants en alternance, la situation sanitaire pose un autre problème : nombre d’entre eux ne parviennent pas à trouver d’emploi ou de stage, nécessaire à la validation de leur diplôme.

La France attire chaque année un grand nombre d’étudiants africains. En 2019, 46% des 350 000 étudiants étrangers en France étaient originaires du continent. Le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers (12%), suivi par l’Algérie (9%), la Chine (9%), l’Italie (4%), la Tunisie (4%) et le Sénégal (3%).

Par Théodore Gomez