UN MEA CULPA POSTHUME EN AFRIQUE DU SUD

Dans une vidéo posthume, l’ancien président sud-africain, Frederik de Klerk décédé ce 11 novembre, a présenté des excuses complètes concernant l’apartheid.

Souvent critiqué pour son manque de remords pour cette politique ségrégationniste, le dernier président blanc de l’Afrique du Sud a envoyé un message “sans réserve” : “Je présente mes excuses, sans réserve, pour la douleur, la souffrance, l’indignité et les dommages que l’apartheid a infligé aux noirs, bruns et indiens d’Afrique du Sud (…) Ceci est mon dernier message adressé au peuple d’Afrique du Sud”.

Dans cette vidéo diffusée par sa fondation, Frederik de Klerk a également rappelé que “Dès le début des années 1980, mon point de vue a complètement changé, j’ai réalisé que l’apartheid était une erreur, que nous étions arrivés à un endroit moralement injustifiable (…) À de nombreuses reprises, j’ai présenté des excuses pour la douleur et les indignités infligées par ce régime, beaucoup m’ont cru, mais certains pas (…) Je ne le fais pas seulement comme ancien dirigeant du Parti national qui a imposé ce régime en 1948, mais aussi comme individu.”

En 1990, de Klerk ouvert la voie à la transition démocratique du pays en annonçant, dans un discours au Parlement, la libération de Nelson Mandela ainsi que la légalisation de l’ANC et des autres partis combattant l’apartheid.

Par Tisha Campbell