L’ORÉAL ET L’UNESCO VALORISENT LES FEMMES SCIENTIFIQUES AFRICAINES

Créé il y a 14 ans, la dernière édition du prix “Jeunes Talents Afrique subsaharienne L’Oréal-UNESCO” s’est tenue le 9 novembre à Kasane, au Botswana. Selon les dires de la directrice de la fondation l’Oréal, Alexandra Palt, il s’agit de « valoriser les femmes de sciences en Afrique subsaharienne ».

Issu du programme Jeunes Talents qui couvre 47 pays d’Afrique subsaharienne, la cérémonie annuelle a récompensé 25 doctorantes et 5 chercheuses africaines. Parmi elles, le journal LE POINT cite la camerounaise Fanta Yadang pour sa recherche contre la maladie d’Alzheimer par les plantes, ou la ghanéenne Bernice Konadu Agyeman, lauréate pour ses études sur la qualité de l’eau potable. Par la voix de Sicelo Dube, ambassadrice zimbabwéenne auprès de l’Unesco, l’organisme encourage « les jeunes filles à être actrices du futur ». D’après l’Unesco, non seulement l’Afrique ne compte que pour 2,5% des scientifiques dans le monde mais les femmes, dans ce faible taux global, ne comptent que pour 30% des chercheurs

Cette cérémonie qui célèbre les femmes d’Afrique subsaharienne, succède dans le temps à celle plus générale qui a eu lieu au mois d’octobre et qui a vu l’ivoirienne Kone Carine Esther récompensée pour ses travaux de recherche en éco-toxicologie et l’événement mondial de juin dernier, qui a célébré la virologue nigériane Marycelin Baba. Le magazine SCIENCES ET AVENIR rapporte que depuis sa création, le programme L’Oréal-Unesco “Pour les femmes et la science” a soutenu 4100 chercheuses originaires de plus de 110 pays, et sept d’entre elles ont reçu un prix Nobel.

Par Lise Touarvraih