Considéré comme faisant partie des 10 principaux producteurs de noix de cajou du continent, le Burkina Faso entend renforcer sa compétitivité. Selon l’AGENCE ECOFIN, les autorités, via un communiqué diffusé par les ministères en charge de l’industrie et de l’agriculture, ont officiellement décidé de suspendre l’exportation d’anacardes sous forme brute.
Cette mesure est prise dans le cadre du développement de la transformation locale voulue par le gouvernement s’agissant de son économie. D’après les professionnels du secteur, le pays qui produit à hauteur de 200 000 tonnes de noix de cajou par an, n’a transformé qu’environ 10% de cette récolte. Pour le Conseil Burkinabé de l’Anacarde, « cette décision s’inscrit dans une vision de création de valeur ajoutée, d’emplois et de souveraineté économique », pour une filière qui constitue un pilier stratégique de l’économie burkinabé. D’après ANADOLU AJANSI, la noix de cajou est dans le top 3 des produits agricoles les plus exportés du Burkina en 2023, avec près de 95 milliards de dollars récoltés. La filière serait extrêmement plus rentable en augmentant les capacités de transformation, sachant que les unités industrielles locales sont sous exploitées.
D’autres pays voisins producteurs d’anacardes, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et la Guinée-Bissau, ont pris des mesures similaires l’an dernier pour stimuler le secteur industriel local. Pour le Burkina, cette action entre dans une politique globale de renforcement des industries nationales. Déjà en septembre dernier, dans cette même optique, la suspension jusqu’à nouvel ordre de l’exportation de l’amande de karité avait été prononcée par le gouvernement.
Par Oscar Faihsse