Au moment où le FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) ferme ses portes en offrant l’Étalon d’Or de Yennenga au réalisateur local Dani Kouyaté, BURKINA 24 nous révèle qu’en marge de cette cérémonie s’est tenue à Ouagadougou, la première édition du “Festival international de la gastronomie et de l’identité culturelle des pays de l’AES” (FIGIC). Selon l’AGENCE ECOFIN, l’événement se présente comme une plateforme dédiée à la préservation des arts culinaires africains.
C’est le ministre de la communication du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a inauguré la manifestation placée sous le thème « gastronomie et tradition comme vecteur de cohésion et de développement durable dans l’espace AES ». La coordinatrice du festival Olivia Balaya et le ministre s’accordent pour dire que l’événement permet de « transmettre des valeurs à travers l’art culinaire » et trouver « un équilibre entre préservation et innovation pour que les traditions culinaires restent pertinentes ».
Alors que des pays comme le Tchad et le Ghana montrent des signes de rapprochement politique avec les pays de l’AES, la première édition du FIGIC a mis à l’honneur les communautés ghanéenne et tchadienne. D’après LE MONDE AFRIQUE, le président tchadien Idriss Déby multiplie les déclarations amicales envers les régimes des pays de l’AES. Invité au FESPACO, le président tchadien a foulé le sol burkinabé pour la première fois et en a profité pour mener des échanges privés avec le capitaine Ibrahim Traoré sur les thèmes de la souveraineté et de la lutte contre le néocolonialisme.
Les relations diplomatiques ont rejoint les activités traditionnelles gastronomiques dans un élan de consolidation des relations entre les pays de l’AES et les autres. Le premier Festival international de la gastronomie et de l’identité culturelle des pays de l’AES, qui a proposé des expositions culinaires, des conférences et des concours mettant en valeur la cuisine africaine a fermé ses portes le week end dernier.
Par Lise Touarvraih